« Et qui est mon prochain ? »
Luc 10; 29

Il existe dans la tradition juive un récit surprenant, qui relate l’histoire d’un rabbin qui aimait tellement étudier la Parole de Dieu, qu’un jour il en oublia de rentrer chez lui, restant assis sur le toit de sa synagogue pour se plonger indéfiniment dans la compréhension du texte divin.Son épouse, voyant le temps passer sans aucune nouvelle de son mari, finit par s’inquiéte r , au point que son inquiétude se changea en tristesse Et cette histoire se termine ainsi ; lorsque la première larme de l’épouse tomba sur le sol, le toit de la synagogue s’effondra et le rabbin perdit la vie.
Cette parabole juive est déroutante, surprenante, mais son intention est de nous faire part de l’équilibre de notre vie de foi. Ce récit m’a interpellé et m’a rappelé la parabole du bon samaritain.
Le docteur de la Loi a su répondre au Seigneur en lui citant le livre du Lévitique : «  T u aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de toute ta pensée ; et ton prochain comme toi-même ». Mais le lévite de poser la question : « Et qui est mon prochain ? ».
Dans le récit du Seigneur, il n’y a que le Samaritain qui fut « ému de compassion » pour venir en aide à cet homme laissé à demi-mort par des brigands. Les érudits passèrent outre.
Chaque année, durant les fêtes de Noël, je suis toujours émerveillé par ces milliers de bénévoles anonymes qui donnent de leur temps pour accompagner ceux qui sont dans la solitude, soulager ceux qui sont dans la souffrance et illuminer leur obscurité. Ils sont nombreux à mettre la Loi de Dieu en pratique, et pour certains, sans même la connaître
Ces récits nous étonnent tant ils sont dans la démesure de ce que nous croyons. Comment pourrions-nous être aussi distancés de ce que nous lisons de la Parole de Dieu ? La Bible est une parole vivante, une lettre d’amour de notre Créateur et les mots que nous lisons doivent prendre vie dans notre propre vie, il ne peut en être autrement. Que notre lecture de la Parole de Dieu puisse nous habiter pleinement pour que nous soyons émus de compassion à l’égard de notre prochain.

Jean-Claude Cortès

Dernière mise à jour 30-12-2017

2297visites.