Eh mon Dieu ! ils s'en vont en
pleine campagne, à deux ou trois
lieuse de la ville. Ils se réunissent
par petits groupes de cinq ou six,
s'allongent tranquillement à l'ombre
d'un puits, d'un vieux mur, d'un oli-
vier, tirent de leurs carniers un bon
morceau de bœuf en daube, des
oignons crus, un saucissot, quelques
anchois, et commencent un déjeuner
interminable, arrosé d'un de ces jolis
vins du Rhône qui font rire et qui
font chanter.