Des avalanches d’or du vieil azur, au jour Premier et de la neige éternelle des astres Jadis tu détachas les grand calices pour La terre jeune encore et vierge de désastres,
いにしえの青空から落ちる黄金の雪崩から、
まだ若く、災害とは無縁だった大地のために かつてあなたは、大きな聖杯を解き放った。
Le glaïeul fauve, avec les cygnes au col fin, Et ce divin laurier des âmes exilées Vermeil comme le pur orteil du séraphin Que rougit la pudeur des aurores foulées,
Et tu fis la blancheur sanglotante des lys Qui roulant sur des mers de soupirs qu’elle effleure À travers l’encens bleu des horizons pâlis Monte rêveusement vers la lune qui pleure!
Hosannah sur le cistre et dans les encensoirs, Notre Dame, hosannah du jardin de nos limbes! Et finisse l’écho par les célestes soirs, Extase des regards, scintillements des nimbes!
O Mère qui créas en ton sein juste et fort, Calice balançant la future fiole, De grandes fleurs avec la balsamique Mort Pour le poëte las que la vie étiole.